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Demande de prêt commercial: 5 critères importants pour les banques

Demande de prêt commercial: 5 critères importants pour les banques

5 critères en ordre d'importance que les banques analysent lors d'une demande de prêt commercial (les 5 « C » du crédit)

Les banques et institutions financières qui prêtent de l'argent à un commerce se basent sur plusieurs critères suivant un ordre d'importance. Nous allons parcourir ces 5 éléments en débutant par le plus important.

  1. Caractère

    Le monde des affaires n'est pas une science exacte où les décisions sont minutieusement calculées. Nombreuses décisions sont basées sur la confiance qui règne entre individus. D'entrée de jeu, l'honnêteté entre deux partis pose souvent les jalons qui permettent une bonne relation d'affaires, mais dans le cas contraire, si aucune confiance ne peut s'installer, les relations d'affaires deviennent extrêmement difficiles et souvent avortent.

    Il en est de même lorsque les banques prêtent de l'argent aux commerces. Le premier élément en importance lorsqu'elles évaluent un client potentiel est le caractère de l'emprunteur, c'est-à-dire la qualité des dirigeants et leur volonté de payer. Une entreprise qui possède une administration de qualité aura plus de facilités à avoir des échanges constructifs avec une banque et ainsi aller chercher du crédit. Après tout, à plus ou moins long terme, une entreprise en difficulté qui est gérée par une administration compétente a plus de chance de succès qu'une entreprise profitable gérée par une administration non qualifiée.

    Outre le management, le caractère d'un emprunteur commercial tient compte des années d'expériences, des références venant d'autres partenaires d'affaires, des publicités, du taux de roulement des employés, de son historique (s'il y a eu de la fraude par exemple) et de leur code d'éthique.

    Il s'agit dans ce cas d'informations qualitatives qui priment sur les données quantitatives. Ces informations sont la première étape qui ouvre à une relation d'affaires.

  2. Capacité

    En deuxième position en ordre d'importance se trouve la capacité de remboursement. Ce critère est nécessairement l'élément qui va décider si une entreprise est en mesure de gérer un prêt. Ce point s'appuie principalement sur la capacité de l'entreprise de générer des revenus et des profits, et cela se calcule en parcourant l'état des résultats (revenus, coûts, profits) et le flux de trésorerie (cash flow).

    Un commerce qui n'arrive pas à générer des revenus et profits n'arrivera jamais à respecter ses engagements de crédit. Également, un commerce qui génère un chiffre d'affaires important mais, qui étire ses ventes à crédit et n'arrive pas à se faire payer rapidement, sera au pris avec un problème de flux de trésorerie (cash flow) et pourra difficilement payer ses dettes à temps. On doit se rappeler que seul l'argent comptant arrive à rembourser les dettes.

    Dans le cas d'un nouveau commerce qui se lance sur le marché, les banques demandent de fournir le plan d'affaires et un flux de trésorerie prévisionnel pour être sûre de sa capacité de rembourser. Cependant, le niveau d'éducation et l'expérience des dirigeants jouent un rôle déterminant pour avoir accès à un prêt commercial dans le cas des entreprises qui débutent.

  3. Capital

    Le capital est l'élément où l'on analyse la structure financière de la compagnie. Dans ce cas, les institutions financières décortiquent les ratios financiers (fond de roulement, ratio d'endettement, marge bénéficiaire brute, etc.) Cette partie est souvent la partie qui occupe le plus de temps à l'analyste de crédit, car on cherche à évaluer la compagnie à plus long terme.

    On mesure la solvabilité de l'entreprise, c'est-à-dire la couverture des actifs sur les passifs. Une compagnie ayant accumulé un montant important de bénéfices au cours de sa vie sera plus en mesure de passer à travers des périodes difficiles et faire face à des déficits, et donc sera plus favorable à l'obtention de crédit.

    Également, une banque sera plus à l'aise avec une compagnie qui a généreusement été financée par ses actionnaires. En règle générale, les institutions financières demandent aux actionnaires de financer plus de 25% des actifs. En-dessous de cela, les banques ressentent qu'elles supportent la majorité du risque et demanderont aux actionnaires d'injecter un montant d'argent plus important dans la compagnie.

  4. Conditions

    Les conditions informent le potentiel créancier sur les éléments externes qui pourraient influencer l'économie et affecter la performance de l'entreprise.

    On retrouve dans ce qui peut influencer, les conditions générales de l'économie, à savoir les périodes de récession et de croissance, le taux de change, le taux d'intérêt, l'inflation, le taux de taxation, etc. Nous avons également la compétition, les conditions du secteur spécifique dans lequel le commerce est actif et son positionnement.

    Il y également d'autres facteurs qui peuvent venir influencer la performance de certaines entreprises tels les intempéries, catastrophes naturelles, décisions politiques, guerres, actes terroristes, pour ne nommer que ceux-ci. Ce sont tous des aspects hors de contrôle de l'entreprise mais qui peuvent être considérer dans une décision de crédit.

  5. Collatéral

    Le collatéral est le dernier élément en importance. Par collatéral on entend les garanties qu'un prêteur a recours si l'emprunteur fait défaut. Une institution financière cherche à se sécuriser sur des actifs d'une entreprise en devenant propriétaire des stocks, des équipements, des meubles, de la bâtisse ou encore des véhicules. Conséquemment, la banque pourra récupérer une partie du montant d'argent qui reste à payer sur un prêt dans l'éventualité qu'un client cesse ses paiements.

    C'est le dernier aspect en importance car, lorsqu'une banque est rendu à saisir les actifs de l'entreprise pour se payer, elle a dans la plupart des cas subit une perte. La perte est encaissée lorsqu'elle doit enclencher des procédures légales pour récupérer les actifs ; les procédures coûtent cher et la banque risque fort bien de ne pas couvrir le montant total. Également la banque considère une perte par le coût d'opportunité, c'est-à-dire qu'elle aurait pu utiliser cet argent et l'investir dans un client moins risqué et générer des profits.

    Le collatéral est considéré principalement pour minimiser les pertes en cas de défaut, mais non comme critère d'acceptation d'un prêt.

Il s'agit ici des 5 éléments que les banques utilisent pour évaluer le risque de crédit lorsqu'un prêt commercial est en jeu. Nous nous apercevons avec cela que le monde des affaires est un monde d'humains, et que les décisions sont souvent subjectives. Il est important à cet effet de toujours projeter une bonne image lorsque l'on fait affaire avec les banques.

 
 
 
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